Marché Immobilier

Plus d'hypothèques pour les prêteurs non traditionnels et la CIBC



Plus d'hypothèques pour les prêteurs non traditionnels et la CIBC Les préteurs non traditionnels ont continué d’augmenter leur part de marché pour une 4e année consécutive.

Si vous êtes ou avez été propriétaire, il est fort probable qu’à un certain moment, vous avez dû avoir recours à un emprunt hypothécaire. Au Québec, 243 000 hypothèques ont été publiées au Registre foncier en 2015, soit une diminution de 3% par rapport à l’année précédente. La baisse provient de la diminution des renouvellements hypothécaires publiés au Registre foncier. Pour les hypothèques associées à de nouvelles acquisitions, celles-ci ont augmenté de 1% en 2015 pour atteindre 119 000 actes hypothécaires publiés.

Le rapport du marché hypothécaire de JLR présente les parts de marché en considérant seulement les hypothèques qui ont servi à l’acquisition d’une propriété, car les renouvellements hypothécaires ne sont pas systématiquement republiés au Registre foncier. Voici quelques éléments qui peuvent être tirés de cette étude.

Faire financer sa propriété?

Au Québec, en 2015, 87% des acheteurs d’unifamiliales ont dû recourir à du financement pour acquérir leur propriété. Les acheteurs de copropriétés ont, pour leur part, eu recours à une hypothèque dans 84% des cas. La proportion plus forte d’acheteurs âgés pourrait expliquer les achats sans financement plus nombreux du côté de la copropriété.

Au total, 35 milliards de dollars ont été déboursés par les emprunteurs pour acquérir leur nouvelle propriété en 2015. Ainsi, chaque gain dans les parts de marché a une grande valeur pour les institutions financières surtout si l’on considère que la mise de fonds moyenne est égale à 29% du prix de la propriété selon une étude de l’ISQ

Les 8 grandes institutions ont consenti 88,5% des hypothèques associées à de nouvelles acquisitions.

Sans grand étonnement, Desjardins est le leader du marché hypothécaire québécois. La coopérative a conclu 38,7% des hypothèques qui étaient reliées à une acquisition immobilière. Cette proportion est cependant un peu inférieure à sa moyenne des 5 dernières années. En deuxième place, on trouve la Banque Nationale avec 14,0% des parts de marché. Suivent RBC (9,5%), TD (7,2%), BMO (7,0%), CIBC (4,5%), Scotia (4,3%) et Laurentienne (3,2%). La CIBC se démarque cette année avec une hausse de 0,7 point de pourcentage de sa part de marché par rapport à 2014.

Une augmentation de la présence des autres prêteurs

Les préteurs non traditionnels ont continué d’augmenter leur part de marché pour une 4e année consécutive avec une hausse de 0,3 point de pourcentage par rapport à 2014. À eux seuls, ils représentent 11,5% des hypothèques octroyées en 2015. Parmi les petits joueurs les plus actifs, on retrouve: First National, Manuvie et le Groupe Investor.

Et pour l’avenir…

En 2016, les taux d’intérêt devraient rester bas étant donné les projections de faible croissance économique. En ce début d’année, les ventes sont reparties légèrement à la hausse et, si la tendance se poursuit, cela devrait également faire croître le nombre d’hypothèques reliées à de nouvelles acquisitions.

Pour les parts de marché, les grandes institutions demeurent très fortes dans le marché hypothécaire. Par contre, les plus petites institutions sont à surveiller puisqu’elles semblent tranquillement se tailler une place dans un marché qui change très lentement. Les banques virtuelles sont dee plus en plus présentes dans le paysage de la finance et il sera intéressant de voir l’impact que ces banques pourraient avoir sur la répartition des hypothèques entre les institutions.

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